Lorsque l’on parle de thé, il est difficile de ne pas penser à l’Inde. Figurant parmi les plus grands producteurs de thé, le pays produit à lui seul plus d’un tiers de la plante mise sur le marché mondial. Et plus de 80 % de cette production est consommé à l’intérieur du pays. De tels chiffres s’expliquent par l’importance de la consommation du thé au sein de la culture indienne. Il n’est donc pas étonnant que la culture du thé s’étende sur tout le pays.

L’histoire du thé en Inde

La culture et le succès du thé indien ont mis de nombreuses décennies à s’imposer. À la fin du XVIIIe siècle, les Britanniques ont essayé à plusieurs reprises de planter du thé chinois dans le territoire indien. Les premières expériences sont pourtant tombées à l’eau, car les graines de thé chinoises poussaient à peine. Malgré cela, les colons britanniques ont gardé espoir et ont poursuivi la plantation de théiers dans la région d’Assam. Avec le thé chinois et le thé japonais, le thé Indien est l'un des plus réputés.

Les prémices du thé en Inde

En 1839, le thé d’Assam a été mis en vente aux enchères, pour la première fois à Londres. Cette vente aux enchères a été organisée dans le but de mettre en concurrence le thé indien et le thé chinois. Les Britanniques ont alors commencé à beaucoup investir dans cette production.

Toutefois, en 1841, les Anglais ont dû faire face à plusieurs problèmes, dont le manque de main d’œuvre. Plus tard, la culture de thé a été introduite dans la région du Darjeeling (nous vous proposons d'ailleurs notre excellent Darjeeling F.O.P du Comptoir Français du Thé), au pied de l’Himalaya.

C’est seulement en 1869 que le thé indien commence à prendre place sur le marché. Le pays a en effet décidé de non seulement produire du thé en plus grande quantité, mais surtout de meilleure qualité. Durant cette époque, l’Inde connaît une exportation d’environ 6 700 tonnes par an. Les Britanniques demeurent son principal consommateur.

Le début d’une grande consommation de thé indien

Vers le début du XXe siècle, la région d’Assam devient la plus grande productrice de thé au niveau mondial. Les Américains commencent à importer du thé indien, même si la quantité importée ne dépasse toujours pas celle du thé chinois.

Plutôt adeptes du thé noir, les Européens consomment essentiellement du thé en provenance de l’Inde. Les Indiens, quant à eux, n’en consomment que très peu, voire pas du tout.

À partir des années 1930, la consommation de thé en Inde se développe mais seulement dans les grandes villes. Ce n’est qu’à la fin du XXe siècle que cette boisson chaude est régulièrement bue dans les campagnes.

De nos jours, le thé fait tellement partie de la culture indienne qu’il a été proclamé boisson nationale en 2013. Il est bu au quotidien. On en consomme souvent après le repas, car il est très connu pour son effet digestif. On en sert également aux visiteurs et on en trouve un peu partout.

Les différents jardins et les différentes cultures de thé en Inde

La culture du thé s’étend sur plusieurs territoires en Inde. Il existe trois principales régions dans lesquelles la plante est fortement cultivée. La première, qui produit en très grande quantité, est la région d’Assam. Plus de la moitié du thé vert indien y est cultivé. Ensuite, il y a les deux autres régions qui sont le fameux Darjeeling à l’Est, et le Nilgiris au Sud-Ouest de l’Inde.

Les thés provenant de ces régions se différencient par leur couleur et leur intensité. Le thé d’Assam (nous avons un excellent thé d'Assam chez Tea'z'âne à vous proposer !), par exemple, possède une couleur plus sombre par rapport à celui du Darjeeling qui lui est plutôt jaunâtre ou brun. Le thé originaire du Nilgiris, quant à lui, est certes sombre, mais se distingue par son goût intense.

Outre ces trois « capitales » du thé indien, il existe également d’autres régions productrices. La région du Sikkim, située près du Népal, possède elle aussi plusieurs jardins de thé. Au Nord-Ouest de l’Himalaya, se trouve Kangra, qui produit des thés exceptionnels. Enfin, la région du Doars, près du Darjeeling, est connue pour la culture de thés noirs employés pour le Chai.

La culture du thé est réalisée durant 3 saisons différentes. La première se fait tout naturellement au printemps. Cette récolte s’étend du mois de mars au mois d’avril. La seconde a lieu durant la période chaude, de mai à juin. La dernière, quant à elle, est la récolte d’automne, qui se déroule d’octobre à novembre.

Les récoltes se font principalement à la main. Toutefois, l’Inde utilise 2 méthodes pour 2 types de thés : le thé CTC, c’est-à-dire celui qui a été produit après écrasement, déchirement, et enroulement (littéralement “Crush, Tear and Curl”), et le thé dit « d‘origine » dont la cueillette se fait à la main.

Les bienfaits du thé indien

Le plus connu des thés indiens est le thé « Chai ». Ce thé est généralement mélangé avec du lait et du sucre. On y ajoute aussi plusieurs épices telles que le poivre noir, la cannelle, le gingembre, le clou de girofle, le fenouil et la cardamome. Généralement, on utilise le thé noir CTC.

Ce thé présente divers bienfaits :

  • il soulage la nausée. Le Masala Chai contient du gingembre qui peut vous aider en cas de mal de transports ;
  • le thé Chai possède des effets antioxydants grâce aux polyphénols qu’il contient et qui lui permettent de ralentir le vieillissement ;
  • il soulage les inflammations. Les épices, associées au thé noir, ont une capacité à éliminer les douleurs, même celles liées à l’arthrite ;
  • il améliore la digestion. C’est d’ailleurs l’une des principales propriétés des thés indien.

Il ne faut pas être un grand amateur de thé pour comprendre que cette boisson tient une place considérable dans la vie du peuple indien. En plus d’être un grand producteur, le pays est aussi connu pour être un grand consommateur. Il est vrai en effet que l’Inde n’a obtenu cette place que très tard, comparée à la Chine. Toutefois, aujourd’hui, la culture de théiers s’étend un peu partout dans le pays, et l’Inde figure en deuxième place dans le classement mondial des pays producteurs de thé.